BEN’S BUTCHER : La charcuterie camerounaise qui monte en puissance
Des saucissons de bœuf aux pâtés de campagne, les Établissements BEN’S BUTCHER transforment la viande d’élevage camerounaise en produits de charcuterie de qualité. Grâce à PROMOTE 2026, l’entreprise de l’Ouest a élargi son réseau, formé les premiers diplômés en boucherie-charcuterie du Cameroun et signé des partenariats avec de grandes enseignes. Mais elle lance un appel au gouvernement face à la concurrence déloyale des importations.
De la ferme à la table : une chaîne de valeur intégrée
C’est un témoignage de fierté et de détermination qu’a livré M. NGUETCHOUESSI SOUOP BERNARD, promoteur des Établissements BEN’S BUTCHER, lors de l’atelier de restitution organisé mardi dernier au MINEPAT. L’entreprise, spécialisée dans la boucherie et la charcuterie, se présente comme la fin d’une chaîne de valeur qui commence dès l’élevage dans l’Ouest-Cameroun.
« Les établissements que je représente sont la fin d’une chaîne de valeur qui commence dès l’élevage d’induction de l’Ouest, à travers l’alimentation, pour finir à la transformation avec les Établissements Metz Butcher, une entité industrielle et un centre de formation », explique le promoteur.
Autour de 20 producteurs accompagnent cette aventure entrepreneuriale. Leur mission : mettre sur le marché camerounais des produits de boucherie et de charcuterie issus de l’élevage local. Saucissons de bœuf et de porc, pâtés de campagne, museaux, jambons, saucisses, viande de bœuf… L’entreprise se positionne aujourd’hui comme leader dans la transformation des produits carnés au Cameroun et dans sa région.
PROMOTE 2026 : visibilité et partenariats
Pour BEN’S BUTCHER, le Salon PROMOTE 2026 a été un accélérateur de croissance. « Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude à Monsieur le Ministre et à toute l’équipe d’accompagnement, de la sélection aux préparatifs, jusqu’au terrain. Votre soutien a été constant et rigoureux », témoigne M. NGUETCHOUESSI SOUOP BERNARD.
Grâce à cet accompagnement, l’entreprise a participé au Salon dans les meilleures conditions et bénéficié de formations, de séminaires et de rencontres B2B qui ont renforcé ses compétences et élargi son réseau de partenariats commerciaux.
La visibilité a été au rendez-vous, portée par une idée simple mais efficace : des dégustations gratuites. « Tout le monde était là à manger les saucissons made in Cameroon », se réjouit le promoteur. Un succès qui s’est traduit par la signature de nombreux partenariats et l’engagement d’intentions de collaboration.
Aujourd’hui, BEN’S BUTCHER est en partenariat avec les supermarchés Carrefour et plusieurs grandes enseignes dans trois régions du Cameroun : l’Ouest, le Centre et le Littoral.
Des premiers diplômés en boucherie-charcuterie au Cameroun
Parmi les acquis les plus marquants de cette participation, l’entreprise met en avant la signature d’un partenariat avec l’Institut Européen de la Coopération au Développement, en collaboration avec le ministère. Grâce à cet accord, quinze apprenants ont été formés sur le terrain et ont obtenu leur Diplôme de Qualification Professionnelle (DQP).
« Ce sont les premiers diplômés en boucherie et charcuterie au Cameroun, et cela, nous le devons à notre présentation pour PROMOTE 2024 », souligne avec fierté le promoteur. Une première historique pour une filière longtemps informelle.
Un appel face à la concurrence déloyale
Mais derrière les succès, les défis persistent. BEN’S BUTCHER tire la sonnette d’alarme face à l’importation massive de produits de charcuterie de qualité douteuse. Une concurrence jugée déloyale qui freine le développement du made in Cameroon.
« L’opportunité de cette tribune me permet de vous demander de revoir la taxe à l’accise afin de donner l’opportunité aux jeunes et aux femmes engagés dans cette chaîne de valeur de trouver leur compte », plaide M. NGUETCHOUESSI SOUOP BERNARD.
L’entreprise sollicite également un accompagnement multiforme du gouvernement : renforcement du plateau technique pour plus d’efficacité, et soutien en fonds de roulement. « Qui dit industrie dit beaucoup d’argent », rappelle le promoteur.
Cap sur une économie plus compétitive
Malgré ces obstacles, BEN’S BUTCHER réaffirme son engagement aux côtés des institutions publiques pour une économie plus dynamique et plus compétitive. « Nous vous disons à nouveau merci pour l’opportunité que notre département ministériel offre au petit entrepreneur camerounais de se challenger, de se promouvoir auprès des multinationales pour acquérir l’expérience, la notoriété et la visibilité afin d’être compétitif. »
De la ferme à la table, en passant par la formation des jeunes, les Établissements BEN’S BUTCHER incarnent cette ambition d’un Cameroun qui transforme localement ses produits et valorise ses filières. Reste à espérer que les décideurs entendront l’appel de cette jeunesse entrepreneuriale qui ne demande qu’à nourrir le pays.
