Dans une dynamique de consolidation des relations entre les institutions nationales et les organes continentaux, le Président de la Cellule d’Analyse et de Prospective Économique et Financière (CAPEF), Martin Paul MINDJOS MOMENY, a récemment conduit une importante délégation du Conseil économique, social et culturel de l’Union africaine (ECOSOCC-UA) auprès du ministre camerounais de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel MBAIROBE.
Placée sous la présidence du Vice-Président de l’ECOSOCC, Mahamat HAROUN ADOUM, cette audience a permis d’aborder des enjeux cruciaux liés à la sécurité alimentaire et nutritionnelle sur le continent. Les échanges ont porté sur le renforcement du cadre de coopération entre le Cameroun et les instances de l’Union africaine, dans un contexte marqué par les effets du changement climatique et les contraintes structurelles pesant sur les filières agricoles stratégiques.
Renforcer la résilience des systèmes alimentaires
Les discussions ont mis en lumière plusieurs initiatives visant à accroître la production agricole, améliorer la résilience des systèmes alimentaires et réduire la dépendance du pays aux importations. Face aux défis climatiques et aux pressions sur les chaînes de valeur, les deux parties ont identifié des axes prioritaires d’intervention :
le développement de partenariats techniques et financiers ;
· la structuration des chaînes de valeur agricoles ;
· le renforcement des mécanismes de coordination et de gouvernance du secteur.
Deux projets phares pour l’avenir agricole du Cameroun
Au chapitre des perspectives, une attention particulière a été accordée à deux projets structurants. D’une part, la mise en place prochaine, au Cameroun, du Secrétariat permanent du Réseau parlementaire panafricain pour la Sécurité alimentaire et le Développement durable. Cet outil stratégique devrait faciliter la coordination, le plaidoyer et le suivi des politiques publiques en matière agricole.
D’autre part, la panafricanisation de l’École Pratique d’Agriculture de Binguela a été saluée comme une orientation majeure. L’objectif est d’en faire un centre d’excellence régional dédié à la formation, au renforcement des capacités et à la diffusion des bonnes pratiques agricoles à l’échelle du continent.
Une dynamique de synergies continentales
En définitive, cette audience illustre la volonté commune des acteurs nationaux et continentaux de conjuguer leurs efforts pour une transformation durable des systèmes agricoles et alimentaires. En associant gouvernance, formation et partenariats, le Cameroun entend jouer un rôle moteur dans la construction d’une souveraineté alimentaire africaine résiliente et solidaire.
